Walf, Kara, Béthio, l'Etat et nous...

Walf, Kara, Béthio, l’Etat et nous…
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L'article est long...Mais pouvait-il en être autrement vu l'importance des sujets qui y sont traités et qui apparaissent dans le titre ? « Walf, Kara, Béthio, l'Etat et nous... » est tout sauf un énième papier reprenant les « condamnation ferme » évoquées ici et là, et que j'ai pu entendre chez à peu prêt tout le monde et n'importe qui. Cet article vise à faire un point sur les dérives liées, non à des confréries, mais à des hommes dans des confréries. Je pèse mes mots mais je dis ma pensée,qui j'en suis persuadé, est partagé par des millions de mes compatriotes. Alors, bonne lecture et dites-mois ce que vous en pensez réellement, car, et je ne vous en voudrai jamais : il faut que l'on apprenne un jour au l'autre à se dire la vérité dans ce pays...

1- Rappel et Analyse des faits de l'incident « Walfadjri »

Serigne Modou Kara Mbacké déclare que « Abdoulaye Wade doit rester président à vie, j'ai bien dit au CICES qu'il était le meilleur des présidents du monde, c'est pour ça qu'il est mouride [...] »

Ces propos, sur lesquels je reviendrai plus tard, font réagir le demi-frère cadet de Serigne Modou Kara Mbacké, Birahim Niang vivant actuellement en Italie. Ce dernier estime que Kara, son Serigne de Grand frère, ne tient ce discours que pour continuer à profiter des privilèges dont il bénéficie auprès de Abdoulaye Wade et son régime.

Walfadjri, le groupe de Presse de Sidy Lamine Niasse, rapporte les propos tels quels...Sauf qu'il les attribue à la mauvaise personne, en l'occurrence Mame Thierno Birahim Mbacké autre demi-frère Cadet de Serigne Modou Kara et qui lui vit à Dakar. Ces propos qu'on lui attribue « [lui] font terriblement honte » comme il le dit lors d'une interview livrée au Quotidien. Ses talibés, qui sont également ceux de son grand frère sont pris de colère et vont saccager les locaux de Walf et, d'après Sidy Lamine Niasse, le PDG de Walfadjri essaient de le kidnapper pour le porter à Mame Thierno Brahim qui, dit-il, réclame illico sa venue.
Ce même Mame Thierno Birahim Mbacké démentit ces propos et les attribue à une peur née chez Sidy Lamine Niasse, qui venait de voir la foule attroupée autour de sa maison, lui , le marabout. En effet, Sidy Lamine Niasse et Mame Thierno Birahim Mbacké n'habitent pas très loin l'un de l'autre.

Je ne vais pas m'attarder sur les tenants et les aboutissants de cette affaire, vu que, la « Justice » suit son cours comme on aime à le dire. Cependant, je vais juste partager avec vous , et le plus brièvement possible, mon opinion sur la chose.

Je trouve avant tout que malgré un excellent travail abattu lors des dernières années, les journalistes de Walf ont terriblement manqué de rigueur sur ce coup car il faut vraiment vouloir le faire pour confondre un « Birahim Niang » et « Mame Thierno Birahim Mbacké ».Où est le double-checking de l'information ? Où est la vérification poussée des sources ? Sommes-nous tombés, comme en France, dans l'information du sensationnel, de l'éphémère et de la polémique ? J'espère sincèrement que non...En ce sens je comprends la colère des Talibés de Serigne Modou Kara et de son frère, injustement cité pour avoir tenu ces propos.

MAIS, MAIS, MAIS, MAIS...Jusqu'à quel point oserons nous fermer les yeux et autre chose sur la gravité des actes commis par ces « fidèles » de Kara ? Pourquoi, dans ce pays, devons-nous accepter qu'un groupe privilégié de personnes puissent bastonner à tout va sous prétexte qu'il « est en colère » ? Et pourquoi ne transformerions nous pas toutes les procédures lancées pour « diffamation » en procédures pour « nokhantéisation » ? En somme, pour qui se prennent ces gens au point de se faire justice eux-mêmes ?

Ne cherchez pas de réponses à ces questions, elles sont rhétoriques...Et une seule réponse pourrait coller à chacune de ces questions : L'ETAT SENEGALAIS A DEMISSIONNE. Il ne remplit plus aucune de ses prérogatives régaliennes : ni la santé (nos hôpitaux sont dans un état déplorable), ni l'éducation (les grèves se multiplient car les enseignants ne peuvent continuellement enseigner de manière « bénévole») et encore moins dans la mise en sécurité des bien et des personnes. Pire, cet Etat, mon Etat et le votre, fricotte avec des gens comme Kara (en témoigne ses propos sur Abdoulaye wade) et leur a permis de s'octroyer progressivement des droits dont ils n'auraient jamais osé bénéficier par le passé. Droits parmi lesquels figure la création de véritables milices de jeunes entrainés comme de vrais soldats et obéissant au pied et à la lettre de ces mirages qui leur servent de « guide ».


2- Problématique des milices

« Nous demandons pardon et partageons la peine de tous ceux qui ont été touchés par cet acte. Le fondateur de notre confrérie Cheikh Ahmadou Bamba nous recommande de ne pas faire du mal à qui que ce soit. Nous faisons cette déclaration pour appeler nos jeunes au calme. »

Ces jeunes dont Serigne Modou Kara Mbacké parle sont apparemment des éléments incontrôlés pendant un court laps de temps, c'est-à-dire un « accident » de parcours si on veut bien reformuler sa phrase, ou encore des jeunes qui se sont laissés allés une fois à la violence et qui, « inchallah », ne se livreront plus à de tels actes. Croyez-le si vous voulez, mais pour moi cet homme est - je pèse mes mots - un affabulateur et je vais vous dire pourquoi. Serigne Modou Kara Mbacké dispose d'une milice organisée, qui ne se cache point, milice qu'on appelle les « Commandos de la paix », habillés tantôt tout en blanc ou tantôt tout en noir et qui accompagnent partout leur « guide » en criant « Dieureudieufé Serigne Touba ». Je n'invente rien, je les ai vus maintes fois, dans Dakar et dans mon quartier, là ou Kara dispose d'une villa. Comment une personne qui forme, nourrit, habille et entretient une milice organisée peut-il oser se présenter au journal de 20h et demander pardon pour quelques éléments incontrôlés parmi ses fidèles? C'est comme si la France s'excusait des morts causées par quelques uns des fusils qu'elle vend en Afrique et continue, dans le même temps, à produire des hélicoptères de combat susceptibles un jour de faire 100 fois plus de dégats que les précédent fusils.

Les jeunes de Kara ont un comportement violent sans que leur guide ne le leur demande, imaginez seulement le jour où ce même Kara demandera à sa milice entrainée comme une véritable petite armée d'aller régler le compte d'un tel ou d'un tel ? Parce qu'on lui aura prêté des propos qui ne sont pas les siens par exemple ?

Et ces jeunes, comme ils l'ont montré lors du saccage des locaux de Walf, peuvent également être lourdement armés. Regardons d'ailleurs ce qu'en dit Mame Thierno Birahim Mbacké, celui la même au centre de la polémique et dont des journalistes de Walf disent qu'il a personnellement dirigé ses chiens fous sur les lieux de leur barbarie. Propos qu'il a nouveau démenti, affirmant qu'il était sur les lieux pour apaiser la situation...Qui croire ?

Mame Thierno Birahim Mbacké tient les propos suivant lors de son interview, propos qui démontrent un aveu d'impuissance farce à ces monstres qu'ils ont eux-mêmes créé. Le journaliste lui demande :

« Journaliste : "Etes-vous pour la suppression de ces milices ?

Mame Thierno Birahim Mbacké : C'est l'Etat qui doit supprimer cela. Si l'Etat prend la décision de le faire, on n'y peut rien. Mais, le problème est que ceux qui le disent ne peuvent pas définir le mot milice. Les milices, ce sont ces talibés qui sont derrière vous, qui portent des uniformes et qui, parfois, sont armés jusqu'aux dents... »

Journaliste : Quelles sont les mesures que vous avez prises pour que pareilles choses ne se reproduisent plus ?

Mame Thierno Birahim Mbacké : J'ai réuni tous les talibés aujourd'hui (il avait rencontré ses disciples hier). C'est une façon de les rappeler à l'ordre. Je leur ai dit de privilégier désormais la tolérance."


Ce type, nous dit donc que non seulement la tolérance n'est sûrement pas leur première option mais il avoue que ces milices peuvent être « armées jusqu'aux dents » et les jeunes qui la composent peuvent devenir incontrôlables de temps à autres. Le tout sous les yeux d'un Etat silencieux.Ndaw Sénégal mo nékh...


3 - Qui ces jeunes vénèrent-ils ?

Outre Serigne Modou Kara Mbacké, des centaines de milliers de jeunes vénèrent également un énergumène du type de Cheikh Bethio Thioune. Pourquoi je lui colle ce sobriquet ? Lisez attentivement les lignes qui suivent et vous comprendrez...Je ne me suis référé à aucune biographie, tiré de je ne sais quelle revue. Ces mots sont la traduction littérale des propos que Cheikh Béthio Thioune a tenus à Ahmed Aidara, journaliste à la RFM, lors d'une interview diffusée le Lundi 06 Avril 2009 dans l'émission "Gannu Seneweb". Accrochez-vous :</b>

Cheikh Béthio Thioune : "Je suis un Cheikh, je ne sais pas ce qu'est un Cheikh mais j'en suis un car Serigne Saliou Mbacké me l'a dit, c'était en 1987. Seul Serigne Touba sait ce qu'est un Cheikh...
Je n'ai pas étudié le Coran, mais cela ne m'empêche pas d'être un Cheikh...Regardez le prophète (PSL) qui lui-même a révélé le coran, il n'a pas étudié le Coran, il ne savait pas lire et pourtant c'est le meilleur homme que Dieu ai jamais créé. Donc cela ne doit pas vous surprendre qu'il puisse avoir des Cheikh qui n'ont pas étudié le Coran...

C'est le 17 Avril 1946, jour de ma rencontre avec Serigne Saliou Mbacké, que j'ai eu mon sésame pour le paradis. Car il a mis en moi cette chose qui fait que quiconque me voit ou me connait ira au paradis, il me l'a dit de vive voix. Et ce privilège qu'il m'a fait m'a permis de connaitre la dimension de la rencontre que j'ai eu ce jour là. Ce privilège m'a ouvert les yeux et m'a permis d'accéder à un endroit que ni mon travail, ni mon père, ni ma mère et nul autre être humain créé par le tout Puissant ne pourrait m'offrir. C'est à Serigne Saliou que je dois mon accès au Paradis.

J'ai 10 Millions de Talibés, et quand j'entends dire qu'il y'a 11 Millions d'habitants au Sénégal, je sais qu'à partir de mon cas, ces statistiques sont fausses. L'Etat ne connait pas le nombre d'habitants sur son territoire...Et j'ai toute sorte de Talibés, des administrateurs civils, des ingénieurs, des colonels, des paysans et même des Mbacké Mbacké vivant à Touba. Des intellectuels comme des moins éduqués. Cependant il y'a plus d'intellectuels que de non éduqués parmi mes talibés.

J'avais dit que j'allais réélire le président Wade au premier tour en 2007 et c'est ce qui s'est passé. A l'époque il ne me disait pas d'éviter de donner un ndigueul (consigne) de vote pour lui. Cependant nous sommes aujourd'hui en froid. En effet lors de sa visite de remerciements à Serigne Saliou , il m'a dit de ne plus dire que c'est grâce à moi qu'il a été réélu mais plutôt grâce à Serigne Saliou. C'est depuis lors que nous sommes en froid. Tout le monde sait que c'est Serigne Saliou qui a réélu Abdoulaye Wade, mais je suis moi-même Serigne Saliou et le président semble ignorer cela. Depuis lors, je ne lui dis plus rien..."


Que voulez-vous dire ou faire face à un tel cas pathologique ? Qu'avez-vous à dire à ces centaines de milliers de gens qui suivent aveuglément un homme d'une telle inconsistance intellectuelle ? Qu'avez-vous à dire aux parents non-consentants des jeunes femmes que cet homme marie en 1min 45 montre en main, seulement en prononçant 7 fois « Barké Serigne Saliou » ? Qu'avez-vous à dire à votre président-talibé, celui qui n'en a cure de vos voix et estime que c'est Serigne Saliou qui l'a réélu ? Qu'avez-vous à dire à ces catholiques, nos frères et soeurs dans la religion, ces musulmans et ces non-croyants habitant Mermoz et à qui Béthio et ses « thiantacounes » imposent leur tintamarre hebdomadaire et nocturne depuis maintenant plusieurs années ? Qu'avez-vous à dire aux jeunes partisans d'Idrissa Seck (et Dieu sait si je goûte peu l'homme) qui se sont fait bastonner par les « talibés » de Bethio lors de la dernière campagne électorale à Thies, juste parce qu'ils soutenaient des idées différentes de celles des "thiantacounes"? Qu'avez-vous à dire à ces modestes gens qui croient en ces charlatans qui roulent en 4x4 dernier cri grâce à l'argent des « adiyas » reçus des politiciens, émigrés et de ces mêmes pauvres ? Qu'avez-vous à vous dire, vous qui acceptez cela sans piper mot sous le voile du « massla » ou du « mandou » comme on aime si bien le faire chez nous ?

Essayez de répondre à ces questions en toute honnêteté et vous verrez que je suis loin d'être un extrémiste lorsque j'emploie des mots comme énergumènes, charlatans ou affabulateurs pour désigner des leaders de secte comme l'est Béthio Thioune...


Je vais terminer en m'adressant directement à ceux qui auront l'impression que mes critiques leurs sont destinées, c'est-à-dire, les mourides. Soyons bien clair, Cheikh Béthio et Serigne Modou Kara ne sont sûrement pas représentatifs des mourides mais ce sont des mourides : le premier a été sous l'aile protectrice de feu Serigne Saliou Mbacké et le second est un membre à part entière de la famille de Cheikh Ahmadou Bamba Serigne Touba.

A chaque Magal, ils font des démonstrations de puissance à Touba, tuant des centaines des b½ufs et des centaines de moutons, sacrifiant des milliers de poulets, et offrant des présents de toute sorte au Khalife Général, qui les accepte, tous autant qu'ils sont. Na niou wakhanté deugg ga yi, lolou mo am...Mes frères mourides, pas ceux qui m'insulteront au détour de leur aveuglement fanatique envers Kara ou Béthio, je dis bien mes frères mourides, les vrais , ceux qui sont d'abord musulmans et s'inspirent de l'½uvre de Cheikh Ahmadou Bamba, mes frères : Nguir Yalla faites le ménage dans votre tarikha, c'est un acte qui garantira la survie de l'½uvre de Cheikh Ahmadou Bamba et la vôtre en tant que musulmans. Serigne Modou Kara Mbacké et Cheikh Béthio Thioune sont en train de ternir gravement l'image de votre confrérie et en même temps celle de tous les dignitaires religieux de ce pays.Ils embrigadent à tour de bras des centaines de milliers de jeunes qui ignorent tout du mouridisme, de Cheikh Ibra Fall et surtout du grand homme qu'est Cheikh Ahmadou Bamba. Ce ménage est nécessaire pour vous, pour l'ensemble de la communauté musulmane de ce pays et surtout pour notre pays dans son ensemble...En attendant, na kou nékk fagarrou, bégna yakaar si kènn : Le Sénégal est devenu une jungle...


Fary, un sénégalais en colère


* Interview complète de Mame Thierno Birahim Mbacké :
http://www.lequotidien.sn/index.php?option=com_content&task=view&id=9853&Itemid=9

* Vidéo Cheikh Bethio Thioune procédant au mariage de ses disciples :
http://www.galsentv.com/actualites/921/spip.php?article6054

*Vidéo des déclarations publiques de Serigne Modou Kara Mbacké :
http://www.dkrtv.com/conference-de-presse-de-serigne-modou-kara/2stv-video_73babf0f0.html

*Audio de l'interview de Cheikh Bethio Thioune,Emission "Gaanu Sénéweb" :
http://luxus.seneweb.com/audio/gnsbetio.mp3


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# Posté le lundi 28 septembre 2009 18:11

Modifié le mardi 29 septembre 2009 07:35

I Have a Dream

Il y'a 46 ans jour pour jour , un homme , s'adressant à son peuple, lui a dit son rêve.Un rêve où l'unité règnerait en roi dans son pays, où les noirs seraient pleinement citoyens chez eux, celui où les enfants quelle que soit leur couleur de peau partageraient les mêmes sièges de bus et les mêmes bancs à l'école.C'est dans un contexte historique de tensions raciales exacerbées que cet homme , pasteur de son état , formule son rêve.Cet homme c'est Martin Luther King Jr, et voici son rêve... :

"I Have a Dream"

I am happy to join with you today in what will go down in history as the greatest demonstration for freedom in the history of our nation.

Five score years ago, a great American, in whose symbolic shadow we stand today, signed the Emancipation Proclamation. This momentous decree came as a great beacon light of hope to millions of Negro slaves who had been seared in the flames of withering injustice. It came as a joyous daybreak to end the long night of their captivity.

But one hundred years later, the Negro still is not free. One hundred years later, the life of the Negro is still sadly crippled by the manacles of segregation and the chains of discrimination. One hundred years later, the Negro lives on a lonely island of poverty in the midst of a vast ocean of material prosperity. One hundred years later, the Negro is still languished in the corners of American society and finds himself an exile in his own land. And so we've come here today to dramatize a shameful condition.

In a sense we've come to our nation's capital to cash a check. When the architects of our republic wrote the magnificent words of the Constitution and the Declaration of Independence, they were signing a promissory note to which every American was to fall heir. This note was a promise that all men, yes, black men as well as white men, would be guaranteed the "unalienable Rights" of "Life, Liberty and the pursuit of Happiness." It is obvious today that America has defaulted on this promissory note, insofar as her citizens of color are concerned. Instead of honoring this sacred obligation, America has given the Negro people a bad check, a check which has come back marked "insufficient funds."

But we refuse to believe that the bank of justice is bankrupt. We refuse to believe that there are insufficient funds in the great vaults of opportunity of this nation. And so, we've come to cash this check, a check that will give us upon demand the riches of freedom and the security of justice.

We have also come to this hallowed spot to remind America of the fierce urgency of Now. This is no time to engage in the luxury of cooling off or to take the tranquilizing drug of gradualism. Now is the time to make real the promises of democracy. Now is the time to rise from the dark and desolate valley of segregation to the sunlit path of racial justice. Now is the time to lift our nation from the quicksands of racial injustice to the solid rock of brotherhood. Now is the time to make justice a reality for all of God's children.

It would be fatal for the nation to overlook the urgency of the moment. This sweltering summer of the Negro's legitimate discontent will not pass until there is an invigorating autumn of freedom and equality. Nineteen sixty-three is not an end, but a beginning. And those who hope that the Negro needed to blow off steam and will now be content will have a rude awakening if the nation returns to business as usual. And there will be neither rest nor tranquility in America until the Negro is granted his citizenship rights. The whirlwinds of revolt will continue to shake the foundations of our nation until the bright day of justice emerges.


But there is something that I must say to my people, who stand on the warm threshold which leads into the palace of justice: In the process of gaining our rightful place, we must not be guilty of wrongful deeds. Let us not seek to satisfy our thirst for freedom by drinking from the cup of bitterness and hatred. We must forever conduct our struggle on the high plane of dignity and discipline. We must not allow our creative protest to degenerate into physical violence. Again and again, we must rise to the majestic heights of meeting physical force with soul force.

The marvelous new militancy which has engulfed the Negro community must not lead us to a distrust of all white people, for many of our white brothers, as evidenced by their presence here today, have come to realize that their destiny is tied up with our destiny. And they have come to realize that their freedom is inextricably bound to our freedom.

We cannot walk alone.

And as we walk, we must make the pledge that we shall always march ahead.

We cannot turn back.

There are those who are asking the devotees of civil rights, "When will you be satisfied?" We can never be satisfied as long as the Negro is the victim of the unspeakable horrors of police brutality. We can never be satisfied as long as our bodies, heavy with the fatigue of travel, cannot gain lodging in the motels of the highways and the hotels of the cities. We cannot be satisfied as long as the negro's basic mobility is from a smaller ghetto to a larger one. We can never be satisfied as long as our children are stripped of their self-hood and robbed of their dignity by signs stating: "For Whites Only." We cannot be satisfied as long as a Negro in Mississippi cannot vote and a Negro in New York believes he has nothing for which to vote. No, no, we are not satisfied, and we will not be satisfied until "justice rolls down like waters, and righteousness like a mighty stream."¹

I am not unmindful that some of you have come here out of great trials and tribulations. Some of you have come fresh from narrow jail cells. And some of you have come from areas where your quest -- quest for freedom left you battered by the storms of persecution and staggered by the winds of police brutality. You have been the veterans of creative suffering. Continue to work with the faith that unearned suffering is redemptive. Go back to Mississippi, go back to Alabama, go back to South Carolina, go back to Georgia, go back to Louisiana, go back to the slums and ghettos of our northern cities, knowing that somehow this situation can and will be changed.

Let us not wallow in the valley of despair, I say to you today, my friends.

And so even though we face the difficulties of today and tomorrow, I still have a dream. It is a dream deeply rooted in the American dream.

I have a dream that one day this nation will rise up and live out the true meaning of its creed: "We hold these truths to be self-evident, that all men are created equal."

I have a dream that one day on the red hills of Georgia, the sons of former slaves and the sons of former slave owners will be able to sit down together at the table of brotherhood.

I have a dream that one day even the state of Mississippi, a state sweltering with the heat of injustice, sweltering with the heat of oppression, will be transformed into an oasis of freedom and justice.

I have a dream that my four little children will one day live in a nation where they will not be judged by the color of their skin but by the content of their character.

I have a dream today!

I have a dream that one day, down in Alabama, with its vicious racists, with its governor having his lips dripping with the words of "interposition" and "nullification" -- one day right there in Alabama little black boys and black girls will be able to join hands with little white boys and white girls as sisters and brothers.

I have a dream today!

I have a dream that one day every valley shall be exalted, and every hill and mountain shall be made low, the rough places will be made plain, and the crooked places will be made straight; "and the glory of the Lord shall be revealed and all flesh shall see it together."

This is our hope, and this is the faith that I go back to the South with.

With this faith, we will be able to hew out of the mountain of despair a stone of hope. With this faith, we will be able to transform the jangling discords of our nation into a beautiful symphony of brotherhood. With this faith, we will be able to work together, to pray together, to struggle together, to go to jail together, to stand up for freedom together, knowing that we will be free one day.

And this will be the day -- this will be the day when all of God's children will be able to sing with new meaning:

My country 'tis of thee, sweet land of liberty, of thee I sing.

Land where my fathers died, land of the Pilgrim's pride,

From every mountainside, let freedom ring!

And if America is to be a great nation, this must become true.

And so let freedom ring from the prodigious hilltops of New Hampshire.

Let freedom ring from the mighty mountains of New York.

Let freedom ring from the heightening Alleghenies of Pennsylvania.

Let freedom ring from the snow-capped Rockies of Colorado.

Let freedom ring from the curvaceous slopes of California.

But not only that:

Let freedom ring from Stone Mountain of Georgia.

Let freedom ring from Lookout Mountain of Tennessee.

Let freedom ring from every hill and molehill of Mississippi.

From every mountainside, let freedom ring.

And when this happens, when we allow freedom ring, when we let it ring from every village and every hamlet, from every state and every city, we will be able to speed up that day when all of God's children, black men and white men, Jews and Gentiles, Protestants and Catholics, will be able to join hands and sing in the words of the old Negro spiritual:

Free at last! Free at last!

Thank God Almighty, we are free at last!




Martin Luther King, Jr. - Washington D.C. 28 August 1963

# Posté le jeudi 27 août 2009 22:55

Modifié le samedi 29 août 2009 09:27

Bolt : Du Génie au Divin

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Seul , eh oui , seul un évènement à dimension planétaire pouvait entrainer la reprise du hodismo.skyrock.com.Mais nul besoin ni nul droit aujourd'hui, de fanfaronner.Car au même titre que Obama est devenu le premier nègre président de la première puissance mondiale , aujourd'hui un homme est passé pour la première fois sous les 9 secondes 60 en 100 mètres...Cette performance ne doit peut-être pas vous parler , mais admirez , regardez la grâce et l'élégance de cette étoile qui déchire la piste bleue ciel de Berlin...Un génie évolue sous nos yeux et en tant que croyant , je dirai merci à Dieu de m'avoir parachuté à son époque.

Pour revenir à des considérations plus terrestres, ce qui n'enlève pas à ce temps son caractère stratosphérique, je vais vous donner quelques éléments d'appréciation de l'exploit réalisé par Usain Bolt.
Ainsi courir le 100 m c'est traverser de bout en bout, d'une cage à l'autre, la pelouse d'un terrain de football...Ni plus , ni moins...Le faire en moins de 10 Secondes , c'est déjà prodigieux et cela a été réalisé par un certain Jim Hines en 1968 (9.95 secondes).Plus de 20 ans plus tard, en 1991, Carl Lewis - alors considéré comme le "meilleur athlète de tous les temps" - repousse une nouvelle fois les limites humaines et temporelles en courant le 100m pour la première fois sous les 9 secondes 90 , plus exactement en 9.86 secondes : Prodigieux une nouvelle fois...15 ans plus tard , en 2006 un Jamaicain...Asafa Powell , claque un temps exceptionnel et devient détenteur du record du monde : 9.77 secondes...Neuf secondes et Soixante-Dix-Sept centièmes...Hallucinant tout simplement...


Cependant la chose que je cherche à vous faire voir (avant de passer au génie qu'est Bolt) est l'évolution des records. En 1968 Hines a défié la nature avec ses 9.95 secondes , 23 ans plus tard Carl Lewis arrive et améliore le temps de Hines de 9 centièmes pour passer à 9.86 .En 2006 soit 15 ans après Carl Lewis et 38 ans après Hines , Asafa Powell passe de 9.86 à 9.77 et gagne encore 9 centièmes par rapport à Lewis et 18 centièmes par rapport à Hines...18 Centièmes gagnés en 38 ans...

3 ans après Powell - Je dis bien 3 ans après - Usain Bolt vient d'avaler le 100 m en 9.58 secondes.Soit...19 centièmes de mieux que Powell avec ses 9.77 secondes...Je ne sais pas si vous vous rendez-compte du caractère quasi divin de cette performance ? Car en 38 ans de course, plusieurs grands sprinteurs (Lewis, Burell,Bailey,Greene et Powell) ont amélioré la meilleure marque mondiale de 18 centièmes...En 3 ans, un jeune jamaicain de 22 ans a progressivement amélioré ce record de 19 centièmes ; record qui tendait vers son maximum et montrait les limites humaines...Cherchez l'erreur , elle doit être cachée dans ces 9.58 de pur bonheur, de puissance et de souplesse ...Elle doit être cachée dans le génie de Bolt...Elle doit être cachée dans le divin de Bolt...


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# Posté le dimanche 16 août 2009 21:39

Modifié le dimanche 30 août 2009 02:44

Immigration , Racisme et Silence d'Etat

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Une expulsion d'un compatriote en Espagne...Regardez cette vidéo et écoutez votre être intérieur.Je ne suis ni raciste , ni pour la ségrégation , ni contre le métissage.Mais qu'on vienne me dire après cela que les européens, ceux à qui nous avons légué l'Humanité et la civilisation qui sont par la suite devenus nos pères colonisateurs , nous respectent...Le problème est culturel et historique , car avec ou sans papiers, nous qui vivons à l'étranger subissons de manière futile ou exacerbée toutes sortes d'actes, de regards , d'allusions , de "blagues" et de traitements comme ici qui nous font témoigne du sentiment de supériorité qui existe encore chez l'homme blanc par rapport à nous...Relisez cette phrase au besoin...Il n'y a ni colère, ni haine , ni racisme , juste un constat. Je vous joints ci-bas ,la contribution d'un jeune sénégalais diplomé en études stratégiques et politiques de défense. Je le trouve pertinent , je souhaite le partager avec vous...

Contribution


“Quand j'ai vu ça j'ai tellement pleuré... C'est comme si je connaissais le gars!!!! Je ne peux pas imaginer qu'en ce millénaire on arrive encore à traiter l'être humain de cette façon, c'est seulement scandaleux!” commente une sénégalaise sur un forum.

On a tous ressenti la même peine que cette dame quand on a vu cette vidéo terrible d'un immigré sénégalais ligoté et bâilloné par des policiers espagnols à l'aéroport de Madrid. Son seul crime est d'être un sans papier. Cela n'est qu'une petite partie de ce que vivent les immigrés sénégalais dans les pays occidentaux.

L'Etat a le devoir et l'obligation de défendre les Sénégalais où qu'ils soient sur terre. Mais au lieu de cela, il est le premier à leur compliquer la vie avec des tracasseries administratives à n'en pas finir. Combien d'immigrés ont vu leurs permis de séjour ou de travail non renouvelés parce que l'Etat était incapable de leur fournir un passeport? Combien d'entre eux ont perdu leur boulot à cause de ces problèmes de passeport? Combien d'entre eux pensent se tourner vers nos représentations diplomatiques pour solliciter un soutien quand ils sont confrontés à des problèmes de racisme, de tracasseries administratives, de difficultés financières ou de problémes de santé? Qu'est-ce que nos représentations diplomatiques savent de leurs conditions de vie, de leurs difficultés, de leurs projets? QUE DALLE. Et pourtant la mission d'un consul ou d'un ambassadeur ne se résume pas à délivrer des papiers administratifs ou à assister à des soirées mondaines.

Nos dirigeants ont signé, avec des pays Européens, des accords de rapatriement, moyennant des sommes d'argent minables qui ne servent qu'à remplir leurs comptes bancaires. Pour nous embarquer dans leurs plans, ils nous servent l'argument selon lequel ces signatures vont permettre aux jeunes d'aller travailler en Espagne; aux hommes d'affaires, artistes et étudiants d'obtenir facilement un visa français; aux étudiants sénégalais en France d'obtenir de petits boulots chez Mc Donald's; aux jeunes diplômés de travailler en France pendant trois ans histoire d'acquérir de l'expérience. C'est bien tout ça. Mais depuis la signature de ces accords, où sont les contrats promis par les Espagnols? Est-il plus facile aujourd'hui pour un Sénégalais d'avoir un visa français? Les étudiants sénégalais vivent-ils mieux en France depuis lors? Quel est le pourcentage réel de Sénégalais ayant obtenu la carte de séjour compétence et talent par rapport aux objectifs fixés par l'accord avec la France?

Nos ONG, qui ne vivent que grâce à l'Etat et à l'Union européenne, ferment les yeux sur le traitement réservé à ces immigrés dans leurs pays d'accueil. C'est totalement absurde de les voir défendre avec ardeur la cause palestinienne, le mandat d'arrêt international contre Béchir, le droit à l'homosexualité, alors que juste sous leurs yeux des compatriotes sont victimes de racisme, de tracasseries, de violence physique et morale, d'assassinat et j'en passe.

Il est clair que les immigrés sénégalais ne peuvent que compter sur eux-même. A mon humble avis, ils ont les moyens de se défendre efficacement, car ils représentent une force financière et électorale non négligeable. S'ils sont unis, c'est-à-dire s'ils pensent d'abord à leurs intérêts communs et dépassent leurs clivages politiques, ils représentent une force de pression énorme sur nos gouvernants.

Combien de personnes au Sénégal sont entretenues en vivres, habits et bijoux en or par des immigrés? Combien de maisons et de terrains appartiennent des immigrés? Combien de personnes se soignent avec l'argent des immigrés? Combien d'emplois les immigrés ont-ils créé dans ce pays? Combien d'écoles, de dispensaires, de routes, de forages, ont été construits grâce à leur argent?

Selon la Banque Africaine de Développement (BAD), en 2005, le montant global des transferts d'argent des immigrés vers le Sénégal était estimé a 823 milliards de FCFA soit 19% du Produit intérieur brut (PIB). Pour rappel, le PIB est un indicateur économique qui mesure le niveau de production d'un pays. Il est défini comme la valeur totale de la production interne de biens et services dans un pays donné au cours d'une année donnée par les agents résidant à l'intérieur du territoire national. C'est aussi la mesure du revenu provenant de la production dans un pays donné.

Tantôt, je disais que les immigrés représentent une force électorale. C'est moins vrai en terme de voix, mais en terme d'influence, ils représentent énormément. Qui n'a pas un proche à l'étranger? On sait que l'Etat ne subvient pas aux besoins en nourritures, en santé et en éducation de la population. Pour de nombreuses familles, se sont les immigrés qui le font. Pourquoi alors voter pour un candidat qui nous priverait du soutien financier des immigrés? Personnellement, si un proche parent à l'étranger me demande de voter pour un candidat qui pourrait améliorer ses conditions de vie, sans hésiter je le ferai, car il y va également de mon intérêt.

Comme je le disais également plus haut, les immigrés doivent arrêter de compter sur l'Etat qui n'est là que pour se faire de l'argent sur leur dos. C'est à eux de mener leur combat avec le soutien des familles. Quand un immigré est victime de violence ou d'injustice dans son pays d'accueil ni les ONG, ni les familles ne protestent alors qu'elles le font pour des causes qui ne nous concernent pas directement ou pour un pauvre politicien enfermé par le régime. Comme on dit en wolof « Oudé, ni mou la guissé, la lay euwolé ». Nous sommes responsable en partie des difficultés de nos compatriotes à l'étranger.

Aujourd'hui, avec le développement des médias et de l'Internet, on peut communiquer, dénoncer, s'entraider, sensibiliser, échanger des informations. Bref mener le combat pour défendre nos immigrés. Ces armes sont plus efficaces que les insultes, les machettes, les pierres et compagnies. Les pays occidentaux et nos gouvernants tiennent à leur fausse image d'ange, c'est à cette image qu'il faut s'attaquer.

On savait tous que des immigrés se faisaient maltraiter et même tuer au cours des expulsions vers leur pays d'origine, mais le fait de l'avoir vu en image a réveillé beaucoup de gens sur cette réalité. J'ai été trés surpris de voir l'émoi et les réactions qu'a suscité cette vidéo, vue par des millions de gens à travers le monde en moins de 24 heures.

Personnellement, je n'apprécie pas beaucoup nos journalistes, mais il faut reconnaitre qu'ils sont parmi les rares personnes qui se soucient du sort des immigrés avec des reportages, des émissions télé et radio, mais aussi en dénonçant leurs conditions de vie à travers les journaux, les sites et portails web. Ils doivent redoubler d'effort. Chacun de nous doit faire de son mieux et selon ses moyens pour défendre ces braves gens. Il est injuste qu'ils nous mettent dans le confort alors que nous les regardons se noyer dans un océan de solitude et de haine.

Amadou Mahany Cissé

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# Posté le vendredi 19 juin 2009 07:51

Modifié le vendredi 19 juin 2009 08:03

Révolution footballistique ou Adieu PSG...

Révolution footballistique ou Adieu PSG...
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C'est la révolution...chez Fary.Certains doivent se dire "Mais qu'est-ce qu'il va encore nous sortir cette fois" , eh bien je viens juste dire que j'opère ma révolution footballistique.Et ceux qui connaissent le footix qui est en moi seront surpris...Cette révolution tient en une phrase et 8 mots : Je ne supporte plus le Paris Saint Germain...
Nota: Je démissione de mon club alors que le PSG a terminé sixième cette année après avoir été un potentiel relégué à lors de la dernière journée de a saison 2007/2008 , il y'a de cela un an...On ne pourra donc pas m'accuser de lâcher le navire , car la pente actuelle est relativement ascendante...

Pourquoi Je ne supporte plus le Paris-Saint Germain...

Je suis le bissap qui n'arrive plus à faire rougir l'eau dans laquelle il est trempé...Métaphore de reunoi, tu peux pas comprendre...Bref, tout ça pour dire que depuis mes 7 ans toute mon énergie et toute ma passion de supporter sont passées dans ce club et se sont estompées au fil des années...Notamment lors des 5 dernières où le club a successivement terminé 9ème en 2004, 9ème en 2005 ,15ème en 2007 , 16ème en 2008 et donc 6ème en 2009...Au delà de ce manque flagrant de résultats sportifs, le club a semble-t-il plongé lors de la même période, dans un culte de la médiocrité et du ridicule devenu chronique...

Ridicule concernat l'instabilité de la direction : Pour preuve 6 présidents qui se sont succédés en 6 ans (Graille , Blayau ,Cayzac ,Tahar, Villeneuve , Bazin) alors que Jean-Louis Triaud dirige Bordeaux depuis 1996 , Jean Michel Aulas dirige l'Olympique Lyonnais depuis 1987 (j'avais 0 ans !) , Pape Diouf est en place à Marseille depuis bientôt 5 ans...Et pendant ce temps , le PSG , se croyant plus intelligent que tous les autres surtout ceux qui ont des résultats (Bordeaux,Marseille,Lyon), multiplie les nominations et les évictions...Aucun président n'arrive vraiment à imposer sa patte soit par manque de temps (Tahar 2 mois) , soit par un manque criard de connaissance en Football (l'actuel président Bazin)...

Ridicule concernant la valse et le niveau des entraineurs : Fournier , Lacombe , Le Guen et Maintenant Kombouaré...En plus de ce dernier, deux de ces entraineurs (Fournier et Le Guen) sont d'anciens joueurs du PSG , on a pu croire qu'ils "connaissaient" le club pour avoir été de la grande équipe des années 90 mais force est de constater qu'ils sont revenus dans un club où tout était à l'envers...De plus et ça c'est un avis plus personnel, Paul le Guen ,Laurent Fournier et Guy Lacombe sont à mes yeux des entraineurs dont le profil ne colle pas à celui du PSG , qui sont loin d'être charismatiques et qui ont montré leurs limites dans la gestion humaine de leurs effectifs (récurrence des conflits, mises à l'écart etc). Antoine Kombouaré , le nouvel entraineur en place vient de sotrir de trois années de lutte contre la relégation avec Valenciennes, l'un des plus petits budgets de la Ligue 1 et était encore coach en Ligue 2 il y'a 4 ans de cela...L'entraineur qu'il est n'est peut-être pas mauvais , mais comment un club qui se prétend être l'un des plus "grands" en France ou devant faire partie des plus "grands" peut-il faire passer son renouveau par un homme habitué aux joutes des bas fonds du classements ? Je me pose encore la question...


Ridicule concernant le recrutement et le niveau des joueurs : Le PSG comme une majorité de club de Ligue 1 , possède une cellule de recrutement...Sorte de bastion parallèle au sein du club , qui est chargé (et qui se charge le plus souvent) de proposer des joueurs à l'entraineur.Cela pose le problème de la cohérence du projet sportif car si un entraineur ne souhaite pas un joueur et que celui-ci lui est quand même "imposé" , et ce , quel que soit son talent, on peut affirmer qu'il y'a problème d'autorité et de délimitation des compétences.En effet comment expliquer que l'entraineur - qui est en charge du projet sportif du club , c'est à dire qui a sa philosophie de jeu et qui essaie de l'appliquer grâce et à travers ses joueurs - ne puisse pas être le seul décideur du recrutement ou en tout cas le principal élément qui oriente la politique de recrutement au club? Cette incongruité organisationelle est absente en Angleterre où les entraineurs sont surtout des "managers" , c'est à dire qu'ils pilotent la politique sportive du club de la formation à l'équipe première, s'occupent du projet de jeu et orientent le recrutement en vue de satisfaire ce projet de jeu.Peut-être que cela devrait pousser certains à réfléchir...

Ainsi, et il ne pouvait pas y échapper dans cette analyse, Alain Roche , également ancien joueur du PSG, est largement responsable des énormes ratés concernant le recrutement du club depuis bientot 6 ans...Période à laquelle correspond la série de classements médiocres du clubs (9ème , 9ème, 15ème ,16ème et 6ème).En effet, ce pseudo-recruteur, par ailleurs devenu "chef" de la cellule de recrutement en 2006 est directement ou indirectement à l'origine de la venue des "paris" tels que Fabrice Pancrate, Sammy Traoré , Serguei Semak , Williamis Souza , Everton , Didier Digard , Albert Baning , Branko Boskovic , Albert Bueno , Jean-Hugues Ateba, Christophe Landrin , Vikash Dhorasso , Stéphane Pichot, Marcelo Gallardo j'en passe et des meilleurs...Les flops,dûs à un problème de niveau ou d'acclimatation, sont retentissants et nombreux alors que les "bons coups" se comptent sur les doigts d'une main (Hoarau, Ceara , Sessegnon voire Diané) ou n'ont pas véritablement le temps de s'exprimer (C.Rodriguez , Vedad Ibisevic). La vente de joueurs tels que Lorik Cana ou Modeste Mbami pour cause de mise à l'écart montre également la large part qu'ont joué les entraineurs successifs du PSG dans l'affaiblissement sportif de cette équipe.Enfin , comment expliquer que certains joueurs tels que Jérome Rothen ou Mickael Landreau aient bénéficié d'un crédit quasi-illimité depuis 4 ans malgré une irrégularité chronique dans les performances du premier et des lacunes inacceptables pour un gardien supposé être de haut-niveau chez le second ? Le débat est ouvert...Alors supporters du PSG réveillez-vous , moi je pense que ma source de motivation pour ce club s'est tarie, je ne suis plus des vôtres...Les histoires d'amour se terminent mal des fois...

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# Posté le mardi 02 juin 2009 07:36

Modifié le mardi 02 juin 2009 08:54