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Et voilà ! Nouvel article qui vous expliquera surement les raisons de ce "blackout" temporaire qui a frappé ce vieux blog..."Chronique chirurgicale" est dans la lignée de "Chronique d'un très très long retour" qui racontait mes déboires liées à mon retour de la terre natale cet été, sauf que là tonton (ou tata hein, c'est selon), y'a certes du rigolo mais pas que! Commençons alors par le début...
Comme vous avez pu le voir, ou peut-être le saviez-vous déjà, Fary Ndao aime trop le football, il s'est rêvé (et se rêve encore) être un joueur professionnel, arpentant les pelouses de Ligue 1 (bon, ou de Premiership j'avoue), donnant des interviews exclusives à Canal+, gagnant des titres et...17143 euros par jour comme Karim Benzema (vous ne rêvez pas et je ne me suis pas trompé dans les chiffres lol).Bon on va arrêter tout de suite le délire de 3ème personne là, Fary Ndao en fait c'est moi...So il y'a deux ans, j'ai commencé à jouer en club (3 entrainements en nocturne par semaine + compétition le week-end),je prenais énormément de plaisir, je progressais cahin-caha (cette expression mdr, ça veut dire "tant bien que mal" villageois),je me développais physiquement et au bout de 7 mois...stop! Plus rien, je n'avançais plus , trop de douleurs : diagnostic Une pubalgie.Cette chose là même, "Pubalgie" là, non vraiment c'est un sale truc, inflammation du tendon de l'adducteur droit avec calcification de ce même tendon, l'os où s'insère l'adducteur étant lui même un peu rongé par l'inflammation et les toxines libérées avec etc....Bref, le sale truc quoi.Repos,Kinésithérapie, renforcement musculaire (hein Mesdames! Mdr), sport épisodique etc...Rien n'y fait depuis un an et demi j'en suis quasiment au même point...Dernière solution, l'intervention chirurgicale.Bon on a hésité hein, mais comme c'est ma passion, et que je fonctionne souvent à l'affect, j'ai sauté le pas, Fary se fait opérer...Pardon , je me fais donc opérer le 14 novembre 2008 là dans une belle petite clinique où mon excellent médecin (J.M.Ferret Ancien médecin de l'équipe de France 1998-2000-2002) m'a dit d'aller...
Techniquement l'opération consistait à me retendre le muscle abdominal oblique droit (vers le zizi,à droite) et reboucher un trou naturel dans le pubis que les gars là appellent orifice inguinal (non vraiment Blanc est fort).On a donc déchiré le muscle, tiré les deux "bouts" l'un vers l'autre et recousu en tension (c'est à dire qu'ils ont été recousus l'un sur l'autre, en étant tendus, un peu comme un élastique)...Pas très lourd comme intervention, mais qu'est-ce que ça fait mal...Résultat, je ne peux tjrs pas réellement rire comme je veux, tousser était une garantie de se tordre de douleur, éternuer encore plus etc etc.Mais le pire est derrière moi, car depuis 2 à 3 jours (24 Novembre 2008 aujourd'hui!), je "refonctionne" à peu près correctement.Merci d'ailleurs à Ami ma s½ur, Ben son mari et à Tidiane et Paulèlle mon nephew et ma niece qui m'ont accueilli durant les quatre jours suivant l'opération pour un début de convalescence le plus light possible.Respect et robustesse...
Sauf que "Chronique chirurgicale" en fait, c'est plus vous raconter...l'hopital et comment j'ai vécu ce petit épisode de ma vie.Bon on va commencer par faire simple...Déjà je ne suis pas mort parce que vous lisez cet article hahaha, mais vraiment,l'hopital c'est spécial.Je suis arrivé la veille d emon opération, et il a fallu (sur ordre des (belles) infirmières) se laver...avec de la bétadine (en gros c'est du mercurochrome, le truc rouge là).Lendemain matin, juste avant l'opération, même topo, et on reprend une douche avec de la bétadine.Et une fois cette douche prise, il y'a une nouvelle infirmière qui vient (on dirait qu'il n y'a que ça là bas mdr) qui te donne une toute petite gélule là (je vais pas dire pilule sinon on va douter de ma nature sexuelle).Sauf que le problème avec cette gélule c'est que lorsqu'on la boit, on a l'impression de peser 400 kg, on ne peut trop bouger, mais on voit tjrs, on parle tjrs etc.Quelques minutes après un brancardier (Modou pousse-pousse pour les sénégalais) vient me prendre et me déplace sur mon lit vers le bloc opératoire..."Tié, noon !! Fary tu es courageux" ; "Je sais, je sais"...Bref il me place dans un ascenseur et au bout d'une trentaine de secondes de descente la porte dudit ascenseur s'ouvre et je vois une nguandim porte où il y'a marqué en grand et en rouge "BLOC OPÉRATOIRE"...Allahou Akbarr, non l'homme a eu peur...En plus pour te rassurer, cette porte là s'ouvre automatiquement lorsque tu t'approches d'elle , genre " Haha, soit le bienvenu"...So, je rentre "au bloc" comme il disent, et là tu vois comme dans les films, lorsqu'on emmène les gars en urgences là pour se faire opérer : tu vois les gars habillés en blanc et/ou en bleu, qui se baissent pour te regarder , disent bonjour à ton passage etc...ça a du durer 30 secondes , mais c'était quelque chose...Et après un petit passage dans un espace d'attente où j'ai vu défiler en ,5 minutes, trois personnes âgées ndeyssane, mon brancardier est venu me reprendre et m'a deport quelques mètres plus loin dans la salle d'opération...Bon là, ça commençait à se préciser, mais paradoxalement la tension est retombée, je suis rentré , j 'ai un peu discuté avec les assistants du professeur Raymond (mon chirurgien), le temps que l'anesthésiste arrive.Avec elle par contre c'est allé très très vite : Deux piqures au niveau des veines du bras gauche, une perfusion qui a suivi dans les trente secondes et un masque qu'elle m'a posé sur le visage à peine 15 secondes plus tard et là je vais vous faire du direct : "Inspirez fort Monsieur Ndao"... 1ère inspiration..."Inspirez encore"...2ème inspiration..."Ins"...Blackout....
Rigolez , moquez vous, soyez surpris etc, mais je vous jure que je ne me souviens pas avoir entièrement entendu le mot "inspirez" une troisième fois...Si au passage j'avais cassé ma pipe durant l'opération, je serais parti sans rien sentir et sans vous dire au revoir mdr.Je me suis réveillé peut-être deux heures plus tard, les yeux entre-ouverts, deux personnes penchées sur mon visage et me disant "Vous êtes en salle de réveil monsieur".Quelques minutes plus tard j'ai été à nouveau transféré dans ma chambre, où entre temps ils avaient installé un Monsieur d'un certain age et qui s'apprêtait à se faire opérer...J'espère qu'il va bien parce quelques heures après , ils sont venus prendre ses affaires...
Je pourrai vous raconter quand j'ai voulu me lever pour la 1ère fois ou les horribles douleurs qui ont suivi la fin de l'effet anesthésique mais bon ça c'est ma sauce, c'est mon problème et puis faut pas que les filles doutent de ma solidité face à l'épreuve hahaha...Mais je vais finir en disant ce qui m'a le plus marqué à l'Hopital : La joie de vivre des infirmiers et de tout le monde en général...Heureusement qu'ils sont là pour nous détendre, sinon je ne vous raconterai peut-être pas cette chronique chirurgicale...
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